Centre d'accueil et de réinsertion
pour enfants des rues à Kinshasa

Ndako Ya Biso

Agenda des activités

Depuis trois ans, l’objectif premier du centre reste la réunification des enfants chez un membre de la famille. Toutes les activités sont orientées dans ce sens.

Accueil des enfants des rues en RD du Congo
Cette année, nos priorités seront l’écoute des enfants et les jeux. Chaque animateur devra disposer au moins d’une journée par semaine pour « écouter » les enfants afin qu’aucun d’entre eux ne restent en marge.

Nous nous sommes aperçus que beaucoup d’enfants s’ennuient à certaines heures de la journée : il est donc important de proposer plus d’animation par le jeu pour éviter ces moments creux pendant lesquels leurs angoisses ressurgissent.

Les périodes de vacances scolaires des enfants sont des moments de fragilité où les enfants ont tendance à redescendre dans la rue. Nous devons davantage nous renseigner sur l’existence de camps de jeunes ou de colonies de vacances dans différentes paroisses et chercher à y intégrer les enfants.

Le centre n’accueille pas les jeunes de la rue de plus de 15 ans mais nous les soignons gratuitement. Nous aimerions pouvoir les intégrer dans un chantier si nous pouvions en trouver dans le quartier.



Janvier

Suivi des enfants
En janvier, nous avons suivi 122 enfants, dont 40 fréquentant le centre, 70 enfants déjà réunifiés dans leurs familles et 12 nouveaux cas.

Nos animateurs ont fait un suivi très régulier de 46 enfants déjà réunifiés afin de s’assurer de leur bonne scolarisation. Une douzaine d’enfants déjà réinsérés en famille sont retombés dans la rue à cause des difficultés de vie familiale ou de nouvelles accusations de sorcellerie, comme pour Jordan, Franck, Chançard et Ravi.
Suivi des familles
La grande misère rencontrée par certaines familles tant dans leur habitat que dans leur absence de revenus nous oblige à réfléchir davantage sur l’aide possible à apporter aux parents afin de devenir davantage responsables de leur famille. Nous voudrions aussi pouvoir développer des micro-crédits auprès de plusieurs familles.
Alphabétisation
Nous allons essayer de sensibiliser davantage quelques enfants qui arrivent pour suivre l’enseignement après avoir bu ou consommé de la drogue : ils arrivent en retard et sont incapables de suivre les cours normalement. Tout le mois, nous avons eu au total une quarantaine d’enfants, organisés en trois niveaux de formation. Baignade tranquille dans une rivière, un bonheur pour les enfant des rues
Activités de détente
Une trentaine d’enfants ont été très heureux de faire une sortie hors de la ville, avec les animateurs, pour disputer un match de foot contre une autre équipe. Ils ont ensuite pique-niqué au bord d’une petite rivière dans laquelle ils ont pu se baigner, à leur grande joie.



Février

Suivi des enfants
En février, nous avons suivi 105 enfants dont 32 fréquentant régulièrement notre centre, 65 enfants déjà réunifiés dans leurs familles et 8 nouveaux cas.
Fonctionnement du centre
Nous avons eu la joie d’accueillir une nouvelle bénévole spécialiste en pédagogie, Kapi, qui va nous aider pour la préparation des enseignements.
L’intendante et les mamans bénévoles collaborent bien pour la préparation du repas quotidien servi pour 30 à 40 enfants par jour.
Les grandes difficultés rencontrées sont le manque régulier d’eau et d’électricité.
Reportage 7 à 8 sur TF1
L’événement marquant de ce mois est sans aucun doute la visite, pendant une semaine, de deux journalistes français de TF1. Ils sont venus réaliser un reportage sur les enfants de la rue, et spécialement sur le travail de Ndako Ya Biso. Ils ont suivi le parcours de Franck ainsi que de Joseph et Ruben, deux enfants de 7 et 8 ans, chassés de leur famille pour sorcellerie. Ils se sont également intéressés aux filles de la rue, dont une vingtaine sont présentes dans notre quartier et que nous connaissons sans avoir encore les moyens de les recevoir (nous les accueillons gratuitement quand elles ont besoin de soins).

Enfants réunifiés, témoignages
Le 28 février, deux de nos animateurs, Jean-Pierre et Arnold, ont fait le voyage pour ramener François, Bilou et Jeancy dans leurs familles : trois de heures de bus de Kinshasa à Kisantu (150 km).
Chez François : Ses deux frères nous ont dit que sa famille le recherchait, qu’ils étaient contents de le revoir et que ce n’était pas sa première fugue. Sa famille l’encourage à se stabiliser et nous avons promis de payer les frais de sa formation en mécanique. Chez Bilou : La situation est plus difficile. Ses deux parents sont décédés et les enfants de sa tante ne le supportent pas. Après de longues discussions l’oncle s’est déclaré favorable à son retour. Nous nous sommes engagés à financer sa formation artisanale. Chez Jeancy : Sa famille l’a très bien accueilli mais il a appris que sa mère venait de décéder. L’enfant était très ému de ne pas avoir pu embrasser sa mère après des années de séparation. Nous financerons aussi sa formation technique. Nous avons pu visiter le centre de formation et rencontrer la directrice.



Mars

Suivi des enfants
En mars, nous avons suivi 116 enfants : 35 enfants fréquentant régulièrement le centre, 76 enfants déjà réunifiés dans leur famille et 5 nouveaux cas.
Fonctionnement du centre
Pendant les cours, l’accent est mis sur les conversations en français courant.
Nous avons insisté pour que le temps du repas soit davantage un temps convivial et pas seulement une course à la nourriture pour ces enfants habitués à devoir se battre pour manger. Nous avons profité de la saison des safous, fruits très appréciés par tous, pour en ajouter dans les repas, ce qui a donné beaucoup de plaisir aux enfants.

La multiplication du nombre de jeux disponibles dans le centre favorise une atmosphère plus paisible et moins violente, et ce d’autant plus qu’ils sont animés par quelques jeunes bénévoles.

Des problèmes demeurent, comme l’absence d’eau et la consommation de drogue pour certains des enfants dont la scolarisation est, de ce fait, perturbée.
Enfants réunifiés, un témoignage
réunification d'un enfant des rues
Freddy : Freddy a 16 ans et a passé quatre mois dans la rue. Il vit avec son père et ses deux de ses frères dans une maison menacée d’effondrement. Ils dorment sur une natte à même le sol.
Les enfants creusent le sable et vont le vendre dans les chantiers de construction : pour cela ils louent un chariot à un voisin. Ce chariot leur a été volé un jour et le propriétaire est venu menacer la famille et a tenté de faire arrêter Freddy par la police. Freddy s’est enfui et est venu vivre dans la rue.
Il a été accueilli au centre. Les animateurs ont parlé avec le père, ils ont donné au propriétaire la somme qu’il exigeait et ont pu ramener Freddy dans sa famille, la tête haute. Les retrouvailles ont été très émouvantes...
Aujourd’hui, Freddy suit une formation en mécanique automobile. La famille vit toujours dans de grandes difficultés mais a pu reconstruire son unité.



Avril

Suivi des enfants
En avril, nous avons suivi 121 enfants : 84 enfants déjà réunifiés, 31 fréquentant le centre et 6 nouveaux cas.

Accueil des enfants des rues en RD du Congo
Fonctionnement du centre
Les 25 enfants qui suivaient les enseignements ont préparé une petite pièce de théâtre pour accueillir l’ambassadeur de France et son épouse le 28 avril. Les enfants ont aussi appris avec plaisir quelques chansons françaises.

Pendant tout le mois, nous avons concentré l’enseignement sur les tables de multiplication et sur la lecture en lingala.
Soins médicaux
Une convention avec Médecins du Monde a été signée. Elle assurera pendant deux ans la fourniture en médicaments de notre infirmerie, la prise en charge de cas les plus difficiles, la rémunération de notre infirmier, Martin, et la formation permanente de notre équipe.
Reportage 7 à 8 sur TF1
L’équipe de télévision de TF1 est revenue. Le cinéaste était accompagné d’un couple français qui avait été particulièrement touché par la souffrance des enfants sorciers. Le couple nous a apporté son aide pour améliorer nos infrastructures : les pièces du centre ont été repeintes, une armoire de 30 casiers est en cours de fabrication pour les affaires personnelles des enfants, les WC et les douches ont été renouvelés.



Mai

Suivi des enfants
En mai, nous avons suivi 116 enfants inscrits sur la liste des enfants réunifiés régulièrement suivis par le centre et une trentaine d’enfants fréquentant quotidiennement le centre.
Beaucoup d’enfants évoluent assez bien dans leur famille ainsi qu’à l’école ou au centre de formation des métiers qu’ils fréquentent.
Une dizaine d’enfants sont retournés dans la rue à cause de problèmes familiaux.
Fonctionnement du centre
Séance d'alphabétisation pour les enfants des rues Nous avons constaté avec satisfaction que les enfants sont de plus en plus nombreux et assidus aux séances d’alphabétisation et aux cours de remise à niveau scolaire.
C’est encourageant et très important pour leur réinsertion car la scolarisation est la clé essentielle : à Kinshasa, un enfant désoeuvré est un enfant en danger.
C’est pour cette raison que nous envisageons, à l’approche des vacances d’été, de distribuer des ballons aux enfants déjà réinsérés dans leur famille afin de favoriser une activité qui les occupera sainement.

Il reste toujours le problème de certains enfants déjà réunifiés, et donc non admis aux repas, qui viennent parfois visiter leurs frères et protestent contre cette exclusion. Deux ou trois grands jeunes de plus de 20 ans cherchent toujours à s’imposer au centre en faisant peur aux plus jeunes.
Soins médicaux
Grâce à la convention signée avec Médecins du Monde nous avons pu assurer des soins de bonnes qualités aussi bien aux garçons et aux filles de la rue. Dans le même temps, le centre a pu soigner plusieurs mamans bénévoles et des enfants proches du quartier.
Activités de détente
Un nouveau match de football a pu être organisé ce mois-ci, avec un autre centre des enfants de la rue. En effet, à présent, les enfants ont un entraînement de football chaque jeudi et ils en sont très contents.
Enfants réunifiés, un témoignage
Matondo : Matondo a 16 ans et a vécu 7 ans dans la rue. Il a été chassé de la maison par son beau-père qui l’a considéré comme un sorcier dangereux pour la famille.
Matondo est passé plusieurs fois au centre, alternativement calme ou très violent. Habitué aux drogues, il paraissait difficile à réunifier. Puis il a passé une année au centre et s’est apaisé.
Il a fallu de longues recherches pour retrouver sa famille. La maman a finalement réussi à convaincre son mari d’accueillir son fils. Nous avons pu les aider à louer une habitation plus grande.
Matondo est retourné dans sa famille le 4 juin. Nous l’avons inscrit dans cours d’alphabétisation et pris contact avec une centre de formation en menuiserie selon son souhait.




Juin

Suivi des enfants
En juin, nous avons suivi 129 enfants dont 99 enfants déjà réunifiés, 5 nouveaux cas et 25 enfants fréquentant le centre de manière plus ou moins régulière. Le repas des enfants des rues mijote dans la marmite
Fonctionnement du centre
Une moyenne de 30 repas a été servie par jour. L’intendance a été améliorée avec la pose d’un plafond dans la cuisine.
Activités de détente
Deux rencontres de football ont été organisées. Nous avons promis aux enfants d’acheter des tenues de football afin de mieux les encourager dans ce jeu.



Juillet

Suivi des enfants
En juillet, nous avons encadré plus de 120 enfants et les animateurs ont continué le suivi à domicile d’une centaine d’enfants déjà réunifiés.

Les animatrices du centre sont en contact avec une vingtaine de filles vivant partiellement ou totalement dans la rue.
Plusieurs animateurs ont repris les visites nocturnes deux fois par semaine : ils font le tour des lieux fréquentés par les enfants la nuit pour les rencontrer, les écouter et les soigner.
Des séances de sensibilisation des enfants au problème des IST (Infection sexuellement transmissible) ont été organisées par l’infirmier Martin. Son rôle est d’écouter et de conseiller, notamment les filles de la rue, pour leur parler des risques qu’elles rencontrent avec la prostitution.


Nos animateurs ont suivi et visité les enfants réunifiés. Parmi eux, une douzaine ont rechuté dans la rue ou sont menacés de rechute.
Arnold continue d’être accusé de sorcellerie par le mari de la tante qui l’a accueilli. Gabel ne reste pas à la maison quand son oncle, militaire souvent en mission, n’est pas présent. Elie et Isaac sont toujours critiqués par les chrétiens de l’Eglise qui héberge leur famille. Ils ont fui la maison et vivent dans l’enceinte de la foire commerciale de Kinshasa.
Certains enfants se débrouillent avec de petits travaux comme Gloire et Chris qui ont leur petit jardin de légumes.
Nous avons donné à une dizaine d'enfants une aide pour démarrer un petit commerce (vente de pétrole, par exemple) et gagner décemment de quoi vivre.
Fonctionnement du centre
Le 4 juillet, nous avons pris part à une rencontre organisée par le réseau des organisations des enfants de la rue avec les Nations Unies et la police nationale en vue d’assurer une meilleure relation.

Journée lessive pour les enfants des rues de Kinshasa De jeunes français sont venus animer une colonie de vacances pendant 10 jours. Nous y avons fait participer une dizaine d’enfants des rues déjà réunifiés. Certains se sont bien intégrés, d’autres ont vécu comme un choc le retour à la maison après la présence très affective des jeunes français…

Le 24 juillet, l’organisation Save The Children est venue nous offrir une citerne d’eau d’une capacité de 1000 litres. Cela nous permettra d’améliorer l’alimentation en eau du centre : En effet, ces derniers temps, l’eau n’arrivait que la nuit et les enfants n’en avaient pas suffisamment pour se laver et faire leur lessive dans la journée.



Août

Suivi des enfants
En août, 90 enfants réunifiés ont été suivis et visités dans leur famille.

Un groupe de 6 enfants ont été retrouvés un soir, au bord du rond point Ngaba, par nos animateurs. Originaires de Matadi (ville portuaire située à 500 kilomètres de Kinshasa), ces enfants avaient cru les promesses d’une personne qui les avaient «invités » à Kinshasa. Mais ils se sont retrouvés seuls dans la rue.
Nous les avons accueillis et logés dans notre centre avant de trouver un moyen de les ramener à Matadi.


Une quinzaine d’enfants s’entraîne trois jours par semaine avec notre animateur acrobate, Benjamin… Ils préparent un petit spectacle d’acrobatie. Ces exercices sont bénéfiques pour les enfants qui apprennent à s’entraider (chacun à besoin des autres), et qui ont diminué leur consommation de drogue et d’alcool pour pratiquer l’entraînement.
Fonctionnement du centre
Le 16 août, une réunion importante a été organisée avec les directeurs des écoles primaires avec lesquelles nous collaborons pour la réintégration des enfants. Nous leur avons proposé notre texte de convention avec les écoles où nous plaçons les enfants réunifiés.



Septembre

Suivi des enfants
Les 6 enfants de Matadi recueillis au mois d’août ont pu quitter le centre. Le coordonnateur les a emmenés en bus à Matadi et y resté le temps nécessaire à la réunification des enfants dans leur famille :
Nsimba : 
L’enfant nous a conduit chez sa tante paternelle qui a bien voulu l'accueillir.
Tshimba : 
Ses parents se sont séparés et ont chacun une nouvelle famille, son oncle paternel a bien voulu le recevoir.
Lucien : 
Ses deux parents sont décédés, son grand père, malgré son grand âge, a reconnu l’enfant et a bien voulu l'accueillir.
Hervé : 
Ses deux parents sont décédés, mais son oncle a bien voulu prendre l’enfant chez lui.
Kangu : 
Sa famille l’accuse de sorcellerie et n’a pas voulu le recevoir; n’ayant ni le temps ni les relations à Matadi, nous n’avons pas pu poursuivre cette médiation que nous avons confiée au service social de l’état à Matadi, mais sans en recevoir de nouvelles.
Lelo : 
Sa famille se trouve à Boma, à 100 km de Matadi.
Nous n’avions ni le temps ni les moyens de nous y rendre, nous n'avons pu que lui payer le retour à Boma et nous assurer qu’il était bien parti.

Nous avons prévenu l’autorité civile locale qui va suivre le dossier.
Nous n’avons hélas reçu aucune nouvelle nous assurant de son retour effectif.
Les filles de la rue
bébé Une des préoccupations essentielles du trimestre aura été la présence croissante de filles à notre dispensaire. C’est pour nous un signe très fort du besoin urgent d’un appui de notre part adapté à leurs besoins particuliers.

Nous souhaitons ardemment ouvrir une maison pour les filles de la rue dès que possible. Nous avons été spécialement frappés le mois dernier en découvrant trois filles de la rue dormant dehors, cachées sur le barza (terrasse) d’une maison avec leurs trois bébés en très bas âge.

C’est une situation cruelle et intolérable contre laquelle nous sommes plus que jamais décidés à réagir car les exemples se multiplient : en septembre, parmi les filles de la rue fréquentant notre dispensaire, nous avons enregistré pas moins de six grossesses. Cela nous a décidé à mettre en place des formations spéciales pour le groupe des filles afin de les informer sur leur cycle menstruel et sur les méthodes de contraception.
Fonctionnement du centre
Ndako Ya Biso a connu à la rentrée un grand mouvement parmi le personnel, rendu indispensable par l’accroissement conséquent des réinsertions d’enfants et des activités en général.
Notre équipe d’acrobates a intéressé une équipe de la chaîne nationale de télévision AA. Elle a réalisé un film de 12 minutes qui est déjà passé deux fois à la télévision.

L'équipe comprend à présent 14 personnes. Deux jeunes animateurs ont été engagés, l'un pour l'encadrement des enfants et le suivi des écoles, l'autre pour l'aide aux familles par le biais du micro crédit.



Octobre

Suivi des enfants
Deux fois par semaine, Martin et Arnold poursuivent leurs visites de nuit autour du rond point afin de mieux connaître les enfants et de pouvoir identifier ceux qui sont en très grande difficulté.
La présence désormais régulière des filles au dispensaire est toujours une provocation pour les garçons et une source de conflits. Pour cette raison, il nous faut rechercher une autre maison dans le quartier pour y placer le dispensaire en dehors de la maison d’accueil.


Les enfants continuent leur entraînement d’acrobatie deux jours par semaine. Ils sont toujours aussi enthousiastes. Nous avons pu obtenir une copie du film réalisé par la télévision locale.

Nous envisageons une journée de sortie avec les filles afin de mieux les écouter et de pouvoir les sensibiliser davantage à propos de leur sexualité.
Témoignages
Yenga
Bukaka a 8 ans, elle habite avec sa maman chez son grand-père. Les deux parents sont séparés, le papa est handicapé et sans ressources, le grand-père est âgé et lui aussi handicapé, la maman elle-même n’a pas de ressources. La famille vit dans une grande pauvreté, aussi la petite fille vient-elle souvent au marché du rond-point pour ramasser les restes de charbon de bois.
C’est ainsi qu’elle est restée deux semaines dans la rue, avec ses amies, sans avoir le courage de retourner à la maison. Nous l’avons découverte et ramenée à sa maman, en essayant de trouver une petite aide pour la maman et une place à l’école pour sa fille. Nous l’avons inscrite en 1° année, elle est maintenant très fière dans son uniforme scolaire tout neuf.
Judith
Judith a 17 ans, elle vit depuis 7 ans dans la rue et elle est enceinte de 7 mois. Nous l’avons rencontrée autour du rond-point Ngaba, elle a bien voulu nous accompagner chez ses parents avec lesquels elle garde une relation, leur rendant visite de temps en temps.
Ses parents habitent dans un quartier lointain et très isolé, au bord d’une rivière. Nous avons du prendre une pirogue pour arriver jusqu'à la maison familiale, une petite hutte de branchages et de morceaux de bâches, pratiquement vide à l’intérieur. D'une très grande pauvreté, la famille vit de la pêche dans cette rivière et du petit commerce de condiments, mais le capital de la maman pour son petit commerce ne dépasse pas 5$.
Nous avons donné une garantie locative pour la famille afin de lui trouver un meilleur logement, et nous cherchons comment aider la maman dans son petit commerce afin qu’elle puisse accueillir sa fille.
Jonathan
Jonathan a 8 ans et vit chez ses deux parents, dans une très grande misère.
Le papa assure un gardiennage, mais avec un très faible revenu, et la maman ne travaille pas. L’enfant a commencé à vivre dans la rue et à être considéré comme un sorcier. Il a passé trois semaines dans la rue. Nous l’avons rencontré un jour où d’autres enfants dans la rue le battaient en le taxant de sorcellerie. Nous l’avons arraché à la prise des enfants et emmené au centre où il a pu nous donner l’adresse de sa famille. Nous l’avons trouvée dans une pauvre petite hutte : les parents et leurs trois autres enfants, sans compter une fille qui se trouve toujours dans la rue. Les retrouvailles de l’enfant avec ses parents ont été très émouvantes. Nous avons pu l’inscrire en classe de 1° dans une école proche, nous espérons que l’enfant va ainsi se stabiliser dans son milieu.




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Les débuts : Ndako Ya Biso, une maison pour les enfants de la rue
Un lieu d'espoir : Une nouvelle maison pour les enfants de la rue

Un exemple concret : L'histoire de Jonas
Un phénomène préoccupant : Les enfants sorciers
Des résultats parlants : Les enfants réinsérés dans leur famille
Des récits poignants : Témoignages d'enfants
Sensibilisation et prévention : Les enfants des rues et la drogue

Activités du centre : Agenda des activités 2007 à titre d'exemple
Sensibilisation de la population : Fête du voisinage Avril 2011
Un atout précieux : Colonie de vacances pour les enfants des rues
enfants de la rue réinsérés au Congo Kinshasa




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