Enfants des rues du Rwanda

Point d'Ecoute de Gisenyi

Evaluation de l'aide apportée
Deux frères dans la rue, témoignage

Enfants des rues du Rwanda
Le Point d’Ecoute a débuté son travail aux côtés des enfants des rues en 1998. Au début, le but était simplement de retrouver les familles des enfants, disloquées lors des déplacements provoqués par le génocide et les conflits qui l'ont suivi.
Mais très vite, il s'est avéré qu’il ne suffisait pas de retrouver sa famille et de ramener l’enfant auprès des siens pour que le problème soit réglé. Les choses avaient trop changé dans le pays, les conditions de vie étaient devenues extrêmement difficiles, les familles ne parvenaient plus à subvenir aux besoins de leurs enfants. Un appui pour la prise en charge scolaire de l'enfant était nécessaire mais ne suffisait pas. L’accompagnement de toute la famille l’était tout autant pour l'aider à mieux se prendre en charge.

Au fil des années, une nouvelle catégorie d'enfants est arrivée dans les rues de Gisenyi. Les causes étaient désormais différentes, la principale étant une très grande pauvreté des familles, la faim au ventre qui pousse l'enfant à traîner au marché dans l'espoir de trouver à manger. Lavage des motos ou des voitures, déchargement des camions, ramassage divers, l'enfant cherche sans relâche quelques petits boulots, des petits riens qui lui procureront de quoi se nourrir. Peu à peu, il abandonne l’école, oublie de rentrer chez lui le soir et finit par s’installer définitivement dans la rue.

Aujourd’hui, lorsque l’on retrouve ces enfants et qu’on leur demande pourquoi ils ne rentrent pas chez eux, la réponse est à chaque fois la même : parce qu’ils se nourrissent mieux dans la rue que dans leur famille.




Deux frères dans la rue, témoignage
Un accueil désormais quotidien au centre Les enfants des rues à Gisenyi, Rwanda



Deux frères enfants des rues au Rwanda Ainsi, j'ai rencontré deux frères qui vivaient tous les deux dans la rue. Leur maman est seule et part chaque matin à la recherche d’un petit travail sur un chantier : aider à transporter des pierres par exemple, ou toute autre tâche qu’on accepterait de lui confier. Si les enfants ne la voyaient pas revenir avant la tombée de la nuit, ils comprenaient qu’ils allaient faire une « nuit blanche », c'est-à-dire se coucher sans avoir rien avoir mangé de la journée. C'est ce qui les a poussés dans la rue. Le Point d’Ecoute suit ces enfants depuis longtemps. Un des deux frères a pu être réunifié, il est revenu vivre à la maison avec sa maman et a retrouvé le chemin de l’école, il obtient même de très bons résultats. Le plus jeune, quant à lui, n'accepte de rentrer le soir que lorsqu’il est sûr que la maman a gagné de quoi manger, sinon il reste dans la rue et se débrouille par lui-même. Il n’a que 12 ans !

C’est pour ces enfants-là que le Point d’Ecoute a fait évoluer son travail et ses méthodes.
Auparavant, un grand rassemblement des enfants des rues était organisé un jour par semaine. On pouvait y parler de tout, on y exposait ses problèmes, les animateurs étaient là pour écouter, conseiller... On recevait du savon pour se laver, pour laver ses vêtements, puis on jouait, avant de prendre un bon repas. Maintenant, les enfants des rues peuvent venir chaque jour au Point d’Ecoute où toutes ces aides leur sont désormais proposées en permanence. L’enfant ne traîne plus dans la rue, en proie à tous les dangers : bagarres, drogues,...




Un accueil désormais quotidien au centre

un repas chaud tous les jours
Difficile problème du logement Les enfants des rues à Gisenyi, Rwanda



repas de midi pour les enfants des rues Le service du repas revêt un intérêt évident pour les enfants des rues, c’est leur survie même qui est assurée par ce biais.

Ce repas est aussi offert aux enfants qui ont quitté la rue pour être réunifiés en famille et qui sont déjà re-scolarisés.
C’est aussi un moyen efficace pour prévenir les abandons scolaires. En effet, un enfant dont les repas sont assurés n'a pas besoin de traîner dans la rue en quête de nourriture ! .

Pendant les vacances scolaires, les élèves ne savent où aller, ni que faire. Beaucoup viennent au Point d’Ecoute. Ils retrouvent ceux qui sont encore dans la rue et témoignent de leurs expériences.
On les reconnait facilement, ils portent souvent les uniformes scolaires (le bermuda beige) : ils n’ont aucun autre vêtement à se mettre !




Difficile problème du logement
De véritables drames se nouen Les enfants des rues à Gisenyi, Rwanda



Vétuste maison en tôles, un abri bien précaire pour la famille d'un enfant des rues au Rwanda
La question du logement est très importante également dans le choix que fait l’enfant de rester ou non dans sa famille. Des maisons en trop mauvais état, avec une toiture qui n’en a plus que le nom, font que certains se disent qu’ils sont aussi bien dans la rue pour dormir.

Or l'habitat est bien souvent très précaire dans la région de Gisenyi. Et depuis quelques temps, un problème nouveau vient perturber gravement les familles les plus démunies. Il y a eu récemment de fortes inondations, l’érosion est très importante sur les collines environnantes. Un grand travail de reboisement a été entrepris et l’Administration ordonne à présent aux familles qui y vivent de quitter les collines et d’abandonner leur maison.

Les familles sont mises au pied du mur, il faut tout laisser et partir sur une parcelle attribuée par l’Administration. Elles doivent y construire un logement, mais avec quels moyens ? C'est un problème crucial pour les familles les plus vulnérables.

Certes, le District s’engage à fournir les tôles pour la toiture dès que les murs et la charpente sont installés. Mais un très grand nombre d'entre elles n'ont pas de quoi bâtir les murs et acheter le bois de la charpente.
Ces familles n’ont d’autre choix que de récupérer les tôles de leur ancienne maison pour s’en faire un abri dans l’agglomération où on leur a demandé de s’installer.




De véritables drames se nouent ainsi
Association de parents des oenfants des rues Tabarabana Les enfants des rues à Gisenyi, Rwanda



Témoignage poignant et hélas fréquent : un enfant des rues en phase de réinsertion revenait vivre avec sa maman et ses deux petites sœurs. Il est hélas reparti dormir dans la rue, ne trouvant pas de place sous l’abri de tôles.
Maison en tôle d'un enfant des rues au Rwanda
Omar, enfant des rues réinséré durablement et très motivé par ses études au collège a fait le choix de rester avec sa mère dans ce misérable abri de tôles, avec la nostalgie de la maison qu'ils ont dû abandonner sur la colline de Rubavu.

La maman fait tout son possible pour garder l’intérieur de sa maison aussi propre que possible. Difficile quand on vit sur un sol de terre dans une région où il pleut beaucoup ! Elle veut garder sa dignité malgré les circonstances.




Les familles des enfants des rues

Association Tabarabana - Sauver les Enfants
Enfants des rues, perspectives d'avenir Les enfants des rues à Gisenyi, Rwanda



Association Tabarabana - Sauver les enfants au Rwanda Il est parfois difficile pour le Point d’Ecoute de trouver des solutions, de répondre à tous les besoins, de résoudre tous les problèmes...
Mettre en place une prise en charge scolaire est relativement facile, mais comment lutter face à cette vulnérabilité extrême ?

Pour cela, le Point d’Ecoute s’appuie sur l’association Tabarabana Sauver les Enfants qui regroupe une soixantaine de familles dont un enfant a été un jour un enfant des rues. Ses membres cotisent et mènent des actions communes. Ils se réunissent chaque mardi matin au Point d’Ecoute, y suivent diverses formations et s’entraident beaucoup.

Un grand nombre d'entre eux sont des femmes seules. Dans le domaine de la prise en charge et de l'éducation de leurs enfants, une des clés de la réussite est de rompre l’isolement. Tous le reconnaissent. Se retrouver, constater que l’on partage les mêmes questions, les mêmes problèmes et tenter d’y répondre ensemble est une aide, un soutien d'une extrême importance. Puis, peu à peu, mettre en commun les petits moyens de chacun devient une évidence, un début de solution efficace pour sortir de la vulnérabilité.

Les discussions sont d’ordre économique mais aussi d’ordre plus privé. Ainsi, par exemple, comment prévenir les grossesses non désirées pour leurs filles ? Ils demandent conseil aux animateurs du Point d’Ecoute : ils n’ont rien à se cacher, depuis le temps, l’association est leur repère et les animateurs leurs confidents !

Aujourd’hui, c’est une structure qui a acquis une grande maturité. La plupart de ses membres assure vivre mieux et subvenir plus facilement aux besoins des enfants. Certains ont même accepté de prendre en charge un enfant des rues qui n’est pas de leur famille mais qui a passé du temps avec leur propre enfant dans la rue.

Tabarabana regroupe essentiellement les familles des premiers enfants accompagnés par le Point d’Ecoute. Il devenait indispensable d'en créer une autre pour les parents plus récemment confrontés à cette situation. Le Point d’Ecoute espère transmettre ce même sentiment d’engagement et de solidarité à la nouvelle association qui a vu le jour au début de l’année 2012.
Elle est en train de mettre en place les bases de son activité. Les réunions ont commencé et, avec les conseils de l’équipe du Point d’Ecoute, ses membres espèrent faire aussi bien que leurs aînés.




Aide aux enfants des rues

Perspectives d'avenir
Aide aux enfants des rues, en savoir plus Les enfants des rues à Gisenyi, Rwanda



Frère et soeurs enfants des rues au Rwanda Le travail du Point d’Ecoute a énormément évolué au fil des années pour s’adapter au mieux aux évolutions de la société, pour répondre aux besoins et aux attentes des familles et surtout pour faire en sorte qu’il n’y ait plus d’enfants préférant vivre dans les rues de Gisenyi plutôt qu’avec leur famille.

Tout est fait pour éviter que les petits frères et sœurs ne prennent le même chemin que leurs aînés et ne s’installent à leur tour dans la rue. C’est aussi pourquoi, depuis quelques mois, les familles les plus pauvres et les plus vulnérables bénéficient de la même aide alimentaire que celle qui est distribuée aux orphelins du Sida par le Point d’Ecoute.

Ainsi Twizerimana, qui a vécu à un moment dans la rue et qui se retrouve à 16 ans avec la responsabilité de ses deux petites sœurs de 12 et 8 ans. Leur permettre d’aller à l’école ne suffit pas, il faut les aider à vivre...
Ils font partie des familles bénéficiaires de ce nouvel appui alimentaire qui leur est distribué tous les deux mois.

Merci de tout cœur de rester fidèles aux côtés du Point d’Ecoute et de nous aider à lui donner les moyens d’accompagner ces enfants vers un avenir meilleur !!






ORPHELINS DU SIDA, rapport annuel
Prise en charge des enfants
Aide apportée, rapport d'activité
Orphelins du Sida, 10 ans d'aide
Journée d'une enfant au Rwanda
Habitations
Sécurité alimentaire
Jardins potagers
Petit élevage
Distributions de vivres
Don de chèvres : un cadeau solidaire et utile
Message des enfants
ENFANTS DES RUES, rapport annuel
Aide apportée, rapport d'activité
Enfants des rues, 20 ans d'aide
De la rue à la réinsertion, parcours d'un enfant
Réunification familiale
Une journée avec les enfants
Jeux et divertissements
Cantine et repas chaud
Enfants des rues, scènes de vie

L'association Sauver les Enfants

Courriers des Parrains et Marraines à leurs filleuls




ACTION HUMANITAIRE au RWANDA
Action humanitaire au Rwanda, historique et détails
Le Point d'Ecoute
Actions auprès des enfants de la rue
Construction du centre d'accueil

Lutte contre la pauvreté : foyers de cuisson améliorés
Développement social : un moulin à grains

Orphelins du sida
Enfants des rues

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Parrainer un orphelin du sida - Pourquoi et comment parrainer un orphelin ?
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